Et si, du jour au lendemain, les chats du monde entier décidaient d'arrêter de nous faire rire et de faire la grève ?
Présent au MIFA · Annecy, 23-26 juin 2026Dans la Résidence Bellevue, l'humanité entière est accro à Funny Cats, l'émission virale où six chats superstars font rire la planète avec leurs dons extraordinaires. Et pour cause : depuis longtemps, les vidéos félines permettent aux hommes d'oublier tristesse, stress et violence.
Mais un jour, quand Pitchou, un chat rebelle et futé, voit son petit frère adoré malmené par un enfant qui veut imiter un des Funny Cats, c'en est trop. À l'Assemblée locale, Pitchou déclenche un mouvement inédit de mollesse et d'indifférence : la première grève mondiale des chats…
Du jour au lendemain, les félins deviennent mous, silencieux et indifférents. Plus de vidéos drôles, plus de miaulements. Zéro miaou. Le web s'affole, et les humains, privés de leurs amuseurs préférés, redeviennent stressés, tristes, nerveux.
Mais un mystère demeure : pourquoi eux, les Funny Cats, continuent-ils le spectacle… ?
« Plus de bouffons, on veut des solutions. »
« Plus de Clowns, des Loukoums ! »
Chat européen, solitaire et débrouillard. Il préfère la liberté des balcons aux câlins des humains et se méfie de tout ce qui ressemble à une famille. Derrière son indépendance et son regard ironique se cache un cœur immense, surtout pour son petit frère Matchou.
Galerie complète des personnages, recherches visuelles et synopsis détaillé disponibles dans le dossier.
Je ne suis pas venu au scénario par les écoles de cinéma, mais par toutes les autres portes à la fois. Universitaire (thèse sur le fantastique, j'enseigne la littérature et le cinéma à l'Université Américaine), entrepreneur ayant dirigé dix ans l'école de langue que j'ai fondée, et musicien dont les chansons sont reprises par des artistes reconnus.
Le récit a fini par rassembler ces vies. J'ai adapté Prédation, le polar best-seller de Camut et Hug, signé l'adaptation du documentaire Mes liens sacrés (Netflix) et je travaille comme script-doctor. De ma double vie d'auteur et de chef d'entreprise, je garde une discipline rare : on écrit, on rend, on corrige, on rend encore. J'apporte une méthode, et j'achève ce que je commence.
« J'écris des fables populaires sur des personnages qui se croient libres parce qu'ils n'appartiennent à personne, jusqu'au jour où l'amour, la famille ou la vérité les rattrapent. »
« Au fond, j'avais envie d'écrire l'histoire d'un chat qui apprend, lentement, à ne plus avoir besoin d'être regardé. »
« Très tôt, j'ai été dévoré par l'imaginaire. Jules Verne, Wells, Bradbury, lus sous les draps, une lampe torche dans la main. Plus tard, j'ai écrit une thèse sur le fantastique : pas par obligation, par obsession. Je voulais comprendre pourquoi certaines histoires pouvaient changer une vie. L'animation m'est apparue comme l'héritière naturelle de cette tradition, le seul espace où l'impossible se voit à l'œil nu, où l'on peut raconter une grève mondiale des chats avec le même sérieux et la même tendresse que Wells imaginait sa machine à remonter le temps. Funny Cats est né de là. »
Tout est parti d'un vertige. Plus de 100 millions de vidéos de chats partagées chaque jour ; les hashtags #catsoftiktok et #funnycats cumulent des dizaines de milliards de vues. Ma génération regardait les chats à la télévision ; mes enfants, eux, les scrollent. Quand j'ai demandé à mon fils pourquoi, il m'a répondu : « C'est trop drôle. Et on oublie tout pendant ce temps-là. » Cette phrase m'a hanté.
Le chat numérique est devenu notre anti-modèle rassurant : libre, élégant, désinvolte : un opium doux qui nous détourne du poids du monde. Alors j'ai retourné la question : et si les chats en avaient assez ? Assez d'être transformés en machines à clics, sans leur consentement ? De cette inversion est née la première grève féline mondiale.
Funny Cats est d'abord une comédie d'aventure : un casse félin, ses gags, ses cascades. Mais sous le burlesque affleure une satire tendre du show-business et de notre rapport aux images. Le spectateur rit ; puis il s'aperçoit qu'il rit de lui-même.
Au cœur du film, Pitchou : libre mais seul, brillant mais surplombant le monde, un Rick de Casablanca version féline. Son arc n'est pas d'apprendre à se battre, il sait déjà : c'est d'apprendre à redescendre. À aimer. À dire « nous ». Devenu icône mondiale, il choisit pourtant l'anonymat, non par dépit, par lucidité. Le vrai luxe, aujourd'hui, c'est de pouvoir disparaître pour construire autre chose.
Visuellement, je rêve d'un croisement encore inédit : la poésie quasi réaliste de Flow et l'énergie cartoon de Comme des bêtes.
Funny Cats n'est pas un film contre les écrans.
C'est un film pour les regards.
Frédéric Attal
Auteur
Région parisienne, France
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